Le blog d'Alti Expertease

vendredi 30 juillet 2010

WPC 2010 - "It seems the iPhone 4 might be their Vista"

C’est en général à Kevin Turner, Chief Operating Office Microsoft, que revient le privilège d’écorcher un peu la concurrence. Cette année, on ne déroge pas à la tradition et les performances de Google, Apple, vmWare et Oracle ont été sévèrement jugées et analysées avec quelques chiffres ou témoignages judicieusement choisis.

Google d’abord. Décrit comme le Big Brother du 21ème siècle (pour mémoire, Microsoft a longtemps été comparée à l’empire du mal). Il est vrai que Google a une notion relative du respect de la vie privée des utilisateurs des Google Apps. Sur ce dernier point, Microsoft tient à se démarquer avec Windows Live en se refusant d’utiliser le contenu de ses utilisateurs. La qualité même des solutions Google est fortement critiquée, notamment au travers de témoignages d’employés du constructeur Jaguar, qui après une expérience malheureuse avec les Google Apps a fait le choix de revenir dans le giron de Microsoft.

Apple, ensuite. Avec un tacle régulier au sujet de l’iPhone 4 et ses problèmes de réception : « il semble que l’iPhone 4 pourrait être leur Vista ». Remarque plutôt lourde de sens. Sur un plan plus objectif, Turner a tenu à ramener à la réalité (économique) la place occupée par Apple, notamment sur le marché des laptops : 93% de parts de marché pour les laptops Windows 7 contre 7% pour les Mac Book. Plutôt éloquent.

Concernant l’iPad, Turner reconnait que cet appareil est excellent… pour consommer du contenu. Mais extrêmement limité pour en créer. Sur ce plan, rien ne peut battre un PC. Avec les slates Windows 7, Microsoft espère trouver le juste équilibre entre ces deux extrêmes.

Larry Ellison, CEO d’Oracle, a été raillé sur ses prises de positions concernant le Cloud et sur les prix exorbitants de ses produits et services - témoignages à l’appui de DSI exsangues après avoir fait le choix de l’offre Oracle.

vmWare enfin. Montré du doigt également pour des raisons de prix, mais aussi pour manque de compatibilité cross-platform.

WPC 2010 - Nouveau format pour la PDC 2010

Il n’avait initialement pas été prévu de PDC (Professional Developers Conference) pour cette année. Mais finalement, ce rendez-vous très prisé des développeurs Microsoft aura bien lieu. Ce sera les 28 et 29 Octobre sur le campus de Microsoft à Redmond.

L’événement n’aura cependant pas la même ampleur que ses précédentes éditions. En effet, il ne durera que 2 jours au lieu des 4 habituels. De plus, le centre de conférence du campus Microsoft a une capacité d’accueil (1000 ?) bien en deçà de ce que peut offrir le Staples Center de Los Angeles.

Microsoft prévoit tout de même une forte participation et retransmettra l’ensemble des sessions en simultané sur le web.

Concernant le programme de la PDC 2010, il est fort à parier que le thème principal en sera le Cloud avec Azure et autres marketplaces pour Online Services.

WPC 2010 - Windows Azure Platform Appliance

L’annonce la plus marquante de la semaine aura été celle de l’appliance Azure. Le terme appliance, qui désigne en général une lame dans une salle serveur, est peut-être mal choisi car ce dont il s’agit ici ressemble plutôt à un conteneur équipé de plusieurs centaines (voir quelques milliers) de serveurs pré-configurés avec Windows Azure.

Cette nouvelle offre, concernant directement le « private cloud », sera soutenue en partenariat avec Dell, HP et Fujitsu pour la partie matérielle, Microsoft assurant la partie plateforme et services. Cette offre cible principalement les gouvernements, grandes entreprises et fournisseurs de service. Bob Muglia prévoit les premières livraisons de cette « appliance » avant la fin de l’année, notamment chez eBay comme annoncé par James Barrese, VP technology eBay.

Dans un premier temps, ces appliances seront hébergées dans les data centers de Dell, HP et Fujitsu mais pourront à terme se retrouver dans les data centers des plus grandes entreprises de la planète. Il est vrai qu’à ce jour Microsoft ne dispose que de 4 data centers Azure, ce qui représente un obstacle pour certains clients dont les données, pour des raisons légales, techniques ou de performances ne peuvent pas être externalisées vers une tierce partie, notamment quand celle-ci est située sur un territoire étranger.

A ce propos, Microsoft rappelle qu’en 9 mois d’existence, 10000 clients et partenaires ont choisi la plateforme Azure pour héberger une partie de leur système d’information.

WPC 2010 - "We're all in" the cloud

Pour la deuxième année consécutive, ALTI était présent au rendez-vous annuel que propose Microsoft à l’ensemble de ses partenaires mondiaux depuis 2003.

On aura constaté une affluence record pour l’édition 2010 de la WPC qui s’est déroulée à Washington DC du 12 au 15 juillet, à quelques blocs de la Maison Blanche. Pas moins de 9500 partenaires et 3600 employés Microsoft en provenance de 130 pays ont fait le déplacement.

C’est donc devant plus de 13000 personnes que les patrons de Microsoft ont dévoilé leur stratégie pour les années à venir ; stratégie résumée dans ces quelques mots : « we’re all in » [the cloud] et qui est rappelée sur pratiquement chacun des milliers de slides qui ont défilé cette semaine.

A l’issu de cette conférence, il apparait clairement que Microsoft a misé tout son tapis sur le Cloud (Ballmer ira même jusqu’à dire que Microsoft n’est pas pour ceux qui ne parient pas sur le Cloud) : toutes les présentations ont tourné autour de l’offre Cloud de l’éditeur. Offre qu’il nomme « IT as a Service », affichant ainsi sa volonté d’être présent à tous les niveaux : infra (IaaS), plateforme (PaaS) et services (SaaS).

Cela représente un changement de ton radical en 12 mois. En effet, alors que la WPC 2009 était entièrement consacrée à Office 2010 et Windows 7, les produits de la gamme traditionnelle du géant de Redmond n’ont été que rarement mentionnés cette année. Il est temps que les milliards investis dans le cloud commencent à porter leurs fruits.

Un tel virage n’est pourtant pas sans conséquence et beaucoup de partenaires (canal qui génère 95% des revenus de Microsoft) s’interrogent sur leur rôle dans cette nouvelle stratégie. Pour les rassurer, Ballmer fait le grand écart en répétant que le PC ne va pas disparaitre avec le Cloud. Selon lui, on aura toujours besoin du client riche (il faut bien continuer à vendre Office) mais avec des terminaux intelligents et multi-formes tels que la Xbox, les slates ou Windows Phone 7, et tous connectés au Cloud (notamment avec le Personnal Cloud).

jeudi 11 février 2010

Techdays 2010 - Jour 3 - Optimiser la qualité de son code (Code Contract)

Bien qu’initialement destinée à traiter le sujet de la qualité du code en général, cette session s’est attardée sur Code Contracts for .Net.

Le concept de programmation par contrat a été introduit dans le langage Eiffel par Bertrand Meyer à la fin des années 80. Plus de vingt ans après, les laboratoires de Microsoft Research livrent un framework pour Visual Studio et C#, Code Contracts, qui permet de vérifier de manière statique (et dynamique) si le code et son exécution respectent les pré/post-conditions et les invariants posés par le développeur sur les classes.

Ayant moi-même écrit pas mal de code Eiffel dans le passé, je ne pense pas que le principe de programmation par contrat fera beaucoup d’émules dans la communauté Microsoft. Il a en effet l’inconvénient de multiplier le nombre de lignes de code à écrire, et de l’encombrer d’assertions souvent évidentes. En revanche, utilisé correctement, ce principe permet de détecter dès la compilation un certain nombre de bugs ou de mauvaise utilisation d’une API ; bugs qui n’apparaitraient qu’à l’exécution dans le cas d’un code « classique ».

Ainsi, Code Contracts permettra peut-être à C# de faire un pas dans le monde des applications critiques.

Techdays 2010 - Jour 2 - Les tests fonctionnels avec Visual Studio 2010

La suite Visual Studio 2010 permet aujourd’hui d’adresser un aspect du cycle de développement jusque-là négligé par Visual Studio : les tests fonctionnels (manuels).

Avec Visual Studio 2008, les outils de tests, par leur nature technique, s’adressent principalement aux développeurs et aux testeurs « techniques », le support des tests fonctionnels se limitant à un template MS Word de script de tests.

Grâce à « Test Elements », petit nouveau dans la gamme Visual Studio, le fossé entre les développeurs et les fonctionnels se réduit enfin. En effet, cet outil développé en WPF est très intuitif et s’adapte aux besoins des testeurs fonctionnels tout en assurant une parfaite collaboration avec les développeurs grâce à son intégration complète à TFS.

Le principe est simple et réaliste : le développeur fournit la build à tester et le testeur crée ses plans de tests et les exécute sur cette build.

Grâce au Test Runner, le testeur bénéficie d’une assistance précieuse lors du déroulement de ses scripts de test :

  • Les étapes du script sont présentées une à une au testeur, en regard de la fenêtre de l’application à tester. Le résultat (succès ou échec) de chaque étape peut être saisi très facilement.
  • Un script de test peut être enregistré et rejoué automatiquement avec un jeu de valeurs différent
  • Lorsqu’une erreur survient, le testeur peut créer automatiquement un bug dans TFS et lui associer un screenshot, ou même une vidéo des actions qu’il a effectuées avant que l’erreur ne survienne.

De son côté, le développeur dispose ainsi de toutes les données nécessaires pour analyser et corriger rapidement le problème rencontré. Ces données sont principalement un screenshot ou une vidéo, mais peuvent aussi contenir un fichier Intellitrace qui permet de reconstituer l’état de l’application avant erreur dans l’environnement du développeur.

Des tests fonctionnels manuels outillés pour plus d’efficacité et de traçabilité, une collaboration développeur/testeur renforcée pour plus de fluidité dans le process (et notamment la fin des bugs non reproductibles) : voilà de quoi espérer des livraisons de meilleure qualité.

Techdays 2010 - Jour 1 - Pex et Moles

Jonathan de Halleux de Microsoft Research a présenté un cas concret d’utilisation de ses deux frameworks - Pex et Moles – dans le cadre de tests unitaires de services Sharepoint. Moles est un framework de mocking qui, à partir d’une assembly donnée, génère des proxies pour toutes les classes qu’elle contient. Ces proxies exposent des propriétés permettant de remplacer (par injection de delegate ou de lambda expression) l’implémentation originale des méthodes de la classe par une implémentation mieux adaptée à un test unitaire.

En effet, du code reposant par exemple sur DateTime.Now est impossible à tester (car sa valeur dépend fortement de l’heure à laquelle le test est exécuté). Grâce à Moles, il est possible d’intercepter les appels à DateTime.Now et ainsi de contrôler la valeur retournée, ce qui améliore la testabilité du code.

Dans le contexte de Sharepoint (mais c’est le cas pour d’autres API), certaines classes ne peuvent pas être instanciées car leur constructeur est privé. Moles permet de contourner ce problème. Autre problème de testabilité pour Sharepoint (et autres API) : les objets à tester peuvent avoir de fortes dépendances sur d’autres objets. Là encore, Moles permet de contrôler la totalité du graphe d’objets et donc d’en assurer la testabilité.

Pex est un framework de génération de tests unitaires qui permet d’inférer automatiquement des jeux de valeurs pour assurer une couverture optimale du code à tester.

Pour cela, Pex effectue une « exploration » des méthodes de test et analyse l’ensemble des conditions qui sont évaluées au cours de leur exécution. A l’issu de cette exploration, Pex génère une batterie de tests unitaires afin d’exercer les tests avec les jeux de valeurs ainsi identifiées.

Il est certain que le taux de couverture est un facteur essentiel pour des tests unitaires de qualité et Pex assiste le développeur pour lui permettre d’atteindre rapidement un taux de couverture élevé, limitant ainsi le nombre de bugs dans son code.

Techdays 2010 - Jour 1 - PowerPivot

Avec PowerPivot, Microsoft met l’accent sur la démocratisation et la simplification de la BI (Business Intelligence).

PowerPivot est un add-in gratuit pour Excel 2010, reposant sur SQL Server 2008 R2.

PowerPivot (code named Gemini) est issu du constat (réaliste) suivant :

  • Excel est l’outil de choix pour le travailleur de l’information. Avec Excel, les analystes disposent de fonctionnalités puissantes pour présenter, filtrer, consolider une masse importante de données.
  • La mise en place de nouveaux rapports dans le cadre d’une solution BI classique prend beaucoup trop de temps car nécessite de faire collaborer experts métier et développeurs.

Cependant, Excel n’est pas une solution idéale car :

  • pas assez puissant pour manipuler une quantité importante de données
  • pas sécurisé
  • pas adapté au partage et la collaboration

PowerPivot est la réponse à ces limitations. Il apporte toute l’autonomie nécessaire aux fonctionnels sans sacrifier à la sécurité et à la bonne exploitation des sources de données de l’entreprise, pour lesquelles l’IT reste partie prenante. PowerPivot, grâce à son moteur BI en mémoire (IMBI), permet la manipulation de volumes énormes de données (plusieurs centaines de millions de ligne). Il supporte le mode déconnecté et peut être alimenté par des sources de données hétérogènes. L’avènement des « Slicers » permet une expérience utilisateur plus riche que les classiques Pivot Tables.

L’aspect collaboration est assuré par l’intégration de PowerPivot à Sharepoint 2010.

mardi 9 février 2010

Techdays 2010 - Jour 1 - Laboratoires de test virtualisés avec Microsoft Test and Lab Manager(MTLM)

Nouveau venu dans les outils ALM de Microsoft, MTLM sera disponible en version standalone ou avec la suite Visual Studio 2010 Ultimate.

La partie Lab Manager de cet outil permet d’instancier, à partir de modèles de machine ou d’environnements complets, une série de machines virtuelles sur lesquelles seront déployés l’ensemble des composants du système à tester.

Les environnements de test peuvent être sauvegardés sous forme d’instantanés, ou restaurés vers un état (stable) antérieur en quelques minutes.

L’outil Environment Viewer permet de se connecter aux machines virtuelles et interagir avec elles. De plus ces environnements de test sont accessibles de manière centrale et partagée à l’échelle d’une équipe ou d’un projet.

Jusque là, rien de bien extraordinaire. Cela ressemble à du pilotage de System Center Virtual Machine Management (SCVMM) s’appuyant sur l’hyperviseur Hyper-V de Windows 2008.

Les choses commencent à devenir intéressantes quand la partie Lab Manager est utilisée conjointement avec la partie Test Center de l’outil.

En effet, le Test Center, qui permet de définir et organiser les plans de test pour le système à tester, a la possibilité de les exécuter sur les environnements contrôlés par le Lab Manager. Ce qui ouvre une multitude de possibilités en termes d’automatisation.

Tout d’abord, automatisation du déploiement du système à tester sur un environnement qui est soit pris en l’état soit « monté » à partir d’un snapshot (ou état de la VM) donné. Ainsi dispose-t-on d’une configuration complètement contrôlée lors du démarrage d’une campagne de tests, ce qui permet d’éliminer un certain nombre d’effets de bord.

Ensuite, automatisation de la capture de l’état de l’environnement soit à l’issu du déploiement du système à tester, soit lors de l’occurrence d’une exception ou toute autre erreur.

Ce dernier point, notamment, représente un gain de productivité important pour l'itération test-débuggage. En effet, le Test Runner permet d’attacher au work item de bug un snapshot de la totalité de l’environnement de test (e.g. la machine client, le serveur de base de données…) au moment de l’erreur. Ainsi le développeur qui se voit assigné ce bug peut en quelques secondes reconstruire l’environnement virtuel dans l’état exact où il se trouvait lorsque le problème est survenu, le dispensant d’avoir à reconstituer lui-même les conditions exactes de reproduction de ce problème (ce qui peut représenter une économie substantielle : plusieurs heures ou journées).

MTLM représente donc une avancée réelle dans l’offre de Microsoft concernant l’ALM puisqu’il permet d’outiller les tests fonctionnels, tout en en conservant la nature manuelle inhérente.

lundi 8 février 2010

TechDays 2010 - Jour 1 : Silverlight 4 - Cas pratique du mode déconnecté

Par Bertrand Jurado - ALTI

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Techdays 2010 - Jour 1

Sébastien Blanchard - ALTI

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Techdays 2010 - Jour 1 - Les WCF RIA Services

Par Arnaud Lemettre - ALTI

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vendredi 17 juillet 2009

WPC'09 (jour 4) Dernier jour et dernières recommandations

Cette dernière journée a été l’occasion pour les représentants de Microsoft France accompagnant notre délégation de revenir sur les grandes annonces faites au cours de la conférence et d’en répéter (ou clarifier) les messages clés. Ce dont se sont chargés Hélène Auriol (Directrice Division Partenaires) et Thierry Picq. Sur la partie programme partenaires, Jean-Christophe Dupuy et Patrick Detriche sont intervenus respectivement sur la roadmap de mise en oeuvre du nouveau programme partenaire et un planning de ce qui attend les partenaires dès leur retour de New Orleans.

Cette journée plutôt allégée en sessions m'a aussi permis d'obtenir des informations de première main et individualisées sur le nouveau programme partenaires de Microsoft, sur les outils disponibles et les services parfois méconnus du programme.

La WPC est maintenant sur le point de se terminer avec la soirée de cloture. Le premier bilan que je peux en faire est très positif:
La WPC nous a livré une roadmap très riche pour les 12 mois à venir avec beaucoup d'opportunités à saisir. C'est aussi un cadre unique pour partager des moments privilégiés et très conviviaux avec Microsoft et entre partenaires. Enfin, pour le cas précis d'Alti, il m'a été confirmé au cours de plusieurs échanges que Microsoft France considère Alti comme un partenaire de premier plan et lui accorde une attention très particulière, notamment dans le cadre de nos activités avec le MTC.

- le French Quarter -

- les rives du Mississipi

mercredi 15 juillet 2009

WPC'09 (jour 2) Bastille Day, Azure et démocratisation du BI

Bob Muglia, président de la division Server and Tools Business, a ouvert le show aujourd'hui en présentant sa roadmap des sorties pour FY10 (en effet, chez Microsoft, on est en 2010 depuis début juillet)

Parmi les dates importantes, on retiendra Novembre 2010 pour la disponibilité générale d'Azure. Bob est d'ailleurs revenu longuement sur la stratégie "cloud" de Microsoft en la replacant dans le contexte de son offre globale serveur. Cette approche, qui assure un véritable continuum entre le data center traditionnel et le cloud computing totalement externalisé, a un positionnement très pertinent en permettant une évolution naturelle et ciblée vers le cloud.

Bob a également fait un focus sur Excel 2010 et notamment le positionnement de cette version aussi comme un outil de BI. Le but affiché est de démocratiser cette activité en permettant aux informations workers d'accéder, directement à partir de leur outil de prédilection aka Excel, aux informations dont ils ont besoin quand ils en ont besoin ("self-service BI").
Pour l'anecdote, la disponibilité de Office en 64 bits permet à une feuille Excel de dépasser les 100 millions de lignes.

Le speech de Steve Ballmer qui a suivi a eu pour sujet principal la situation économique actuelle qu'il décrit non pas comme une récession mais plutôt comme une remise à zéro de l'économie ("economic reset").
Sans grande surprise, il suggère que le retour de la croissance sera dirigé par l’IT, notamment grâce à l’innovation. Innovation à laquelle il réaffirme l’attachement de Microsoft, en présentant le géant du logiciel comme la seule entreprise IT à ne pas diminuer son budget innovation (10 milliards) pour FY10. Il faut d'ailleurs reconnaitre que la liste des sorties prévues pour cette année fiscale est très impressionante.

WPC'09 (jour 1) Microsoft dévoile Office 2010

La Worldwide Partners Conference réunit chaque année les partenaires Microsoft du monde entier. Cette année, malgré un contexte économique et sanitaire pas très favorable, l'événement remporte un beau succès avec 5000 partenaires ayant fait le déplacement depuis plus de 120 pays différents. La délégation française n'est pas en reste avec ses 120 représentants.

Au programme de cette première journée, quelques annonces fortes concernant les évolutions très attendues du programme partenaires de Microsoft et la première présentation officielle de Office 2010.

Concernant les nouveautés du programme partenaires, Allison Watson a démontré la volonté de Microsoft de renforcer les liens avec cet écosystème qui génére tout de même 80% de ses revenus. On peut retenir quelques initiatives intéressantes, telles qu'un engagement à davantage de visibilité pour les partenaires, plus d'autonomie dans la distribution des produits et services ainsi que la mise à disposition d'un outillage spécifique.

Côté Office 2010, c'est le président la division Business de Microsoft, Stephen Elop, qui a levé le voile sur cette nouvelle version. Au cours de sa présentation, Stephen a démontré (malgré quelques ratés dans les démos) les grandes orientations de la gamme Office, qui se déclinent selon 3 axes:

- "use Office anywhere" : Office s'étend hors des limites du PC et sera désormais disponible sur le web et sur les smartphones - iPhone inclus (ci-dessous, Excel dans le navigateur Firefox)

- "work better together" : le travail collaboratif devient effectivement possible avec cette nouvelle version. Les documents Office pourront être édités simultanément par plusieurs utilisateurs.

- "bring idea to life" : quelques nouveautés plutôt sympatiques en effet, avec notamment la vidéo dans Powerpoint ou les graphes dans les cellules d'une feuille Excel

D'autres démos ont suivi:

- Outlook 2010 qui embarque enfin le ruban et bénéficie de la transcription automatique des voicemails apportée par Exchange 2010

- Sharepoint 2010 (addition du ruban également) avec évidemment la possibilité de modifier des documents Office en ligne, mais aussi d'orchestrer la contribution de plusieurs éditeurs à un même document

- le broadcasting d'une présentation Powerpoint vers un client web et un smartphone

Et bien d'autres choses encore qui font de cette version une excellente mouture, prometteuse en termes d'applications. Pour le vérifier par soi-même, une première CTP est disponible dès aujourd'hui.