dimanche 15 août 2010
Les dix outils du Product Owner
Par Antoine Halbout, dimanche 15 août 2010 à 21:20 :: Méthodes Agiles
Une expression des besoins surprise me pousse aujourd’hui à débuter ma rétrospective sur la Conférence Agile France 2010, cet événement ayant la bonne idée de nous fournir 10 outils utilisables par nos Product Owner pour mieux exprimer leurs tracas et leurs exigences.
Mais avant de publier une série de flash sur les différentes conférences et ateliers auxquels nous avons pu participer, quelques mots sur l’événement.
L’édition de cette année s’est déroulée au beau milieu du bois de Vincennes les 31 mai et 1er juin dernier dans un décor très agréable et propice aux discussions animées sur les bienfaits ou écueils des méthodes agiles au sein de nos projets. Des conférences proposées en fonction des niveaux et de l’expérience des participants sur différents modes : ateliers, plénières, retours d’expérience…
Les dix outils du Product Owner
Conférence très intéressante et interactive animée par Géry Derbier. Objectif : Chaque participant doit repartir avec une toolbox lui permettant d’animer l’interview d’expression du besoin de son PO (Product Owner ou Responsable Produit).
Tout d’abord recadrer et bien saisir la mission du PO : Qui servons-nous ? Qu’est ce que nous fournissons pour aider nos utilisateurs ? Quels sont les vecteurs de réussite ? Quels vont être les systèmes de mesure ?
Le premier outil présenté est la Product Box et l’Elevator Statement dont l’idée est de synthétiser le besoin sur une belle boite de lessive (un dessin fera l’affaire) avec message accrocheur, idées fondatrices : Pour…qui veulent…Notre produit est un...qui permet de…à la différence de… Je vous avoue que je reste perplexe sur l’utilisation d’un tel outil dans le cadre de nos projets mais l’approche est sympathique et peut même être un exutoire. Une façon de brainstormer et de se focaliser sur les messages essentiels.

Atelier sympathique par groupe de 5 pour mettre tout ça en pratique puis retour à la théorie avec un rappel voire une prêche sur l’importance de la valeur métier (business value) dans notre monde d’intégrateurs. Le troisième outil « Définition de la cible » nous propose donc de réfléchir aux business values afin de déterminer les fonctionnalités qui nous différencient du marché et qui sont critiques pour le business.

Deux outils supplémentaires s’additionnent à la boite à outil afin de nous aider à mieux prioriser le besoin et à n’en sortir que le substantielle moelle, « l’Innovation Game » de Luke Hohmann (http://innovationgames.com/) et la Catégorisation des facteurs de qualité de Kano et Cockburn (http://en.wikipedia.org/wiki/Noriaki_Kano et http://alistair.cockburn.us/.
L’objectif de ces trois outils est bien ici de faire ressortir les User Stories à fort ROI et leur accorder une priorité haute. Comme toute règle du 80/20, 20% de ces Stories apportent 80% de la valeur métier.

Une fois notre besoin mieux cadré et un PO en confiance, il est grand temps d’entrer dans le détail et d’assembler les os du « walking skeleton » sur l’immense PaperBoard qui nous sert de cartographie des user stories (Jeff Patton). Décomposition en taches, regroupement en activités et nos taches névralgiques ressortent pour mettre en branle notre squelette fonctionnel. (http://alistair.cockburn.us/Walking+skeleton)
Ne reste plus que le dernier outil « Release Plan » (Lire les billets interessants de Mike Cohn sur le sujet : http://blog.mountaingoatsoftware.com/tag/agile-release-planning) permettant de prévoir et de proposer à notre PO un découpage de notre projet en lots, sprints et autres joyeusetés itératives visant à donner de la visibilité et le planning d’évolution de la valeur et de l’information qui sera mis à sa disposition.
Prochain billet sur le Lean Management ou comment une fabrique de cocotte en papier nous a montrée que la qualité était plus rentable que toute vision stakhanoviste du clavier.
